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Lire plusClassement des races de chien par force de morsure (PSI)
Les races de chiens ayant la plus grande puissance de morsure sont le Kangal, le Cane Corso, Mâtin de Naples (mâtin napolitain), le Tosa Inu et le Dogue de Bordeaux. Elles se distinguent par une mâchoire particulièrement robuste et une pression largement supérieure à celle de la plupart des autres races canines.
Comprendre la notion de force de morsure chez les chiens
La force de morsure désigne la pression maximale qu’un chien peut exercer avec sa mâchoire. Elle s’exprime généralement en PSI (pounds per square inch, ou livres par pouce carré), une unité qui mesure la force appliquée sur une surface donnée. Dans la pratique, cette valeur est difficile à déterminer : les chiffres publiés proviennent le plus souvent de tests ponctuels réalisés sur des appareils de mesure, de simulations biomécaniques ou d’estimations fondées sur la morphologie crânienne et la musculature.
Cette pression dépend en grande partie de caractéristiques anatomiques comme le développement musculaire, la largeur du crâne ou la forme des mâchoires. C’est pourquoi les chiens de grand gabarit ou issus de lignées sélectionnées pour la protection tendent à afficher des valeurs plus élevées, tandis que les races athlétiques ou orientées vers la vitesse misent davantage sur l’agilité que sur la puissance brute. Il est toutefois essentiel de souligner que cette donnée biologique n’a aucun lien avec le tempérament ou l’agressivité : de nombreux chiens puissants, comme le Saint-Bernard, le Terre-Neuve ou le Léonberg, ont été sélectionnés pour le secours, l’assistance ou la compagnie et sont réputés pour leur stabilité et leur douceur, malgré leur poids imposant.
Les chiens à la morsure la plus puissante : la domination incontestée des grands molosses
Le classement met en évidence une nette domination des grands molosses et des chiens historiquement sélectionnés pour la protection. Le Kangal arrive en tête, suivi d’autres races puissantes telles que le Cane Corso, le Dogue de Bordeaux, le Tosa Inu ou le Mastiff anglais. Leur morphologie massive — crâne large, musculature dense et mâchoire imposante — explique en grande partie leurs valeurs particulièrement élevées. D’autres chiens de travail robustes prolongent cette tendance : le Presa Canario, le Dogo Argentino, le Boerboel ou des races anciennes comme l’Alano Español et le Fila Brasileiro. Tous illustrent une sélection orientée vers la garde ou la chasse au gros gibier.
Descendant des molosses romains, le Cane Corso est un mélange parfait de grâce et de force brute. Avec sa musculature sculpturale et son regard intense, il incarne la puissance contrôlée. Gardien né, il allie une loyauté sans faille à un instinct protecteur hors pair. Derrière son allure imposante se cache un compagnon équilibré, aussi doux avec sa famille que redoutable face aux menaces. | © cynoclub
À leurs côtés, certains grands chiens de montagne tels que le Kuvasz, le Komondor, le Léonberg ou le Saint-Bernard disposent eux aussi d’une force de morsure notable. Bien que leur rôle originel repose davantage sur la surveillance de troupeaux ou le secours en milieu difficile, leur gabarit important suffit à produire des valeurs appréciables. Concernant les races athlétiques ou orientées vers la vitesse — Malinois, Berger Hollandais, Azawakh —, elles présentent des estimations plus faibles. Leur efficacité dépend surtout de l’agilité, de la rapidité d’intervention et des techniques de contrôle plutôt que de la puissance brute. Cette diversité rappelle que la morphologie et la fonction d’origine de chaque race influencent directement la force de morsure.
Chiens de travail, familles actives et compagnons du quotidien : une diversité de profils
Les valeurs intermédiaires concernent des races bien connues du public. Le Rottweiler et l’American Bulldog possèdent une morsure solide, adaptée aux tâches de protection. Des chiens polyvalents comme le Dobermann ou le Berger Allemand présentent une pression contrôlée mais efficace. Le Boxer, le Bouvier des Flandres, le Berger Hollandais, le Beauceron, le Hovawart ou l’Airedale Terrier montrent une puissance parfaitement adaptée à leurs missions modernes — dissuasion, garde, assistance ou service.
Originaire du Japon, le Tosa Inu est un chien de combat historique, alliant une force tranquille à une dignité rare. Son corps massif et son expression calme cachent une détermination sans limites. Élevé pour son courage et sa résilience, il est aujourd’hui un gardien discret et un compagnon loyal, réservé mais profondément attaché à ses proches. | © acceptfoto
Les estimations les plus faibles concernent logiquement les races légères ou orientées vers la compagnie. Le Husky Sibérien se distingue davantage par son endurance que par sa puissance de morsure. Pour les chiens de famille non présents dans ce palmarès — Labrador Retriever, Border Collie, Beagle, Shiba Inu — les valeurs souvent inférieures à 180 PSI reflètent fidèlement leur morphologie et leur vocation domestique. Un cas étonnant demeure celui du Chihuahua : malgré sa petite mâchoire, son rapport force/poids est surprenant, avec un indice généralement compris entre 100 et 180 PSI, rappelant que la puissance ne dépend pas uniquement de la taille.
Remarques : La force de morsure (exprimée en PSI) reste difficile à mesurer scientifiquement. Les données proviennent d’expériences ponctuelles, de simulations biomécaniques ou d’extrapolations fondées sur la morphologie crânienne. Il n’existe aucune base officielle rassemblant des mesures standardisées, et les valeurs varient selon l’individu, l’âge, l’entraînement ou l’angle de morsure. Les chiffres présentés ici doivent donc être considérés comme des ordres de grandeur, non comme des mesures absolues. Une forte pression de morsure n’est en aucun cas un indicateur d’agressivité.
| Race | Commentaire | Force (PSI) | |
|---|---|---|---|
| © SPHERAMA.COM | |||
| Kangal / Berger d’Anatolie*Le Kangal est un écotype du Berger d’Anatolie. La FCI reconnaît uniquement le Berger d’Anatolie. Dans la littérature anglophone, les valeurs attribuées au “Kangal” englobent souvent plusieurs populations anatoliennes. | Estimation la plus citée ; non mesurée scientifiquement. | >≈743 | |
| Cane Corso | Estimation couramment rapportée élevée ; non mesurée. | ≈650–700 | |
| Mâtin napolitain (Mastino Napoletano) | Estimation morphologique ; les valeurs publiées varient fortement selon les sources (souvent ≈400–700 PSI). Aucune mesure standardisée. | ≈400–700 | |
| Tosa Inu | Estimation couramment rapportée. | ≈550–560 | |
| Dogue de Bordeaux | Estimation couramment rapportée. | ≈556 | |
| Mastiff anglais | Estimation couramment rapportée. | ≈550 | |
| Presa Canario (Dogue des Canaries) | Estimation couramment rapportée. | ≈540 | |
| Dogo Argentino (Dogue Argentin) | Estimation couramment rapportée. | ≈500 | |
| Akbash | Estimation morphologique (aucune donnée mesurée). | ≈400–500 | |
| Boerboel (Boerbull) | Estimation morphologique. | ≈400–500 | |
| Fila Brasileiro | Estimation morphologique. | ≈400–500 | |
| Saint-Bernard | Estimation morphologique ; souvent placé dans cette plage. | ≈380–450 | |
| Léonberg | Estimation morphologique. | ≈380–450 | |
| Komondor | Estimation morphologique. | ≈380–450 | |
| Kuvasz | Estimation morphologique. | ≈380–450 | |
| Dogue de Majorque (Ca de Bou) | Estimation morphologique fondée sur la musculature et la structure du crâne ; valeurs populaires rares, spéculatives et très variables. Aucune mesure standardisée. | ≈300–450 | |
| Dogue Allemand | Estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Mâtin espagnol | Estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Mâtin des Pyrénées | Estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Dogue du Tibet (Mastiff du Tibet) | Reconnu FCI depuis 2004 ; estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Berger du Caucase | Estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Berger d’Asie centrale | Estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Terre-Neuve | Estimation morphologique. | ≈350–400 | |
| Mâtin de l’Alentejo (Rafeiro do Alentejo) | Estimation morphologique ; certaines sources populaires évoquent une force de morsure élevée (souvent > ≈400 PSI), sans mesures scientifiques disponibles. Aucune mesure standardisée. | ≈350–400 ? | |
| Broholmer (Danois ancien) | Estimation morphologique ; certaines sources populaires suggèrent une morsure forte (souvent > ≈400 PSI), mais les valeurs publiées restent non vérifiées. Aucune mesure standardisée. | ≈300–400 ? | |
| Bullmastiff | Estimation morphologique ; les valeurs publiées varient fortement (≈250–300 PSI dans certaines sources, ≈550 PSI dans d’autres compilations non scientifiques). Aucune mesure standardisée. | ≈250–400 | |
| Rottweiler | Estimation couramment rapportée. | ≈328 | |
| American Bulldog | Estimation très variable selon les sources. | ≈305 | |
| Dobermann | Estimation couramment rapportée. | ≈245 | |
| Berger Allemand | Estimation couramment rapportée. | ≈238 | |
| American Staffordshire Terrier (Amstaff) | Estimation couramment rapportée. | ≈235 | |
| Staffordshire Bull Terrier (Staffie) | Estimation couramment rapportée. | ≈230 | |
| Boxer | Estimation couramment rapportée. | ≈230 | |
| Berger Hollandais | Estimation morphologique. | ≈200–230 | |
| Beauceron | Estimation morphologique. | ≈200–230 | |
| Hovawart | Estimation morphologique. | ≈200–230 | |
| Bull Terrier | Estimation morphologique ; souvent donné autour de 230 PSI. | ≈200–230 | |
| Airedale Terrier | Estimation morphologique. | ≈200 | |
| Malinois | Estimation morphologique ; privilégie vitesse et technique. | ≈180–200 | |
| Husky Sibérien | Estimation morphologique. | ≈150–180 | |
| Azawakh | Estimation morphologique ; certaines valeurs publiées (≈250 PSI) ne sont pas considérées fiables. | ≈150–180 | |
